Psychothérapies et visions du monde : éléments pour une mise en perspective
« Penser la théorie, c’est donc aussi penser ce qu’elle défend en nous. Si toute orientation clinique est traversée par une fidélité, parfois muette, à des traces infantiles, alors la question du « qui parle » ne saurait s’arrêter au seul patient. Elle vient heurter le praticien lui-même, jusque dans ses choix méthodologiques, ses appartenances théoriques, ses postures institutionnelles. Alors, plutôt que de chercher à trancher entre les approches — qui soigne le mieux, qui a le meilleur modèle — il s’agirait peut-être d’apprendre à lire dans la théorie ce qu’elle met en scène : une manière de se situer face à l’autre, au savoir, une manière de tolérer l’écart. Et surtout de ne jamais cesser de faire retour sur cette scène, là où ce qui semble neutre s’avère déjà habité. Il n’y a pas de théorie pure, mais des usages de la théorie. Le plus grand risque, ce n’est pas tant d’avoir une Weltanschauung… que de ne pas savoir qu’on en a une. »
- vision-du-monde
- adhésion théorique
- individuation
- adaptation
- soumissions altérité
- théories sexuelles infantiles
