Les critiques religieuses de la démocratie

Par Jean-Marie Donegani
Français

La démocratie, considérée du point de vue de ses procédures (confection majoritaire de la décision) ou des valeurs qui l’inspirent (égalité des participants), n’a jamais encouru de condamnations du magistère romain, le radio-message de Pie XII de Noël 1944 affirmant même que cette forme politique permet la réalisation du droit fondamental d’exprimer son opinion personnelle et de ne pas être contraint à obéir sans avoir été entendu. Toutefois, jamais le magistère n’a accepté les implications possiblement indifférentistes des postulats démocratiques, les préceptes de la Loi naturelle, universellement valables, exprimant le lien entre la liberté et la vérité, et devant régler le fonctionnement des États. Une démocratie authentique n’est possible que sur la base d’une conception correcte de la personne humaine où la liberté est pleinement mise en valeur par l’accueil de la vérité. Malgré le rapprochement qu’elle marque avec la démocratie, cette doctrine catholique est immuable dans son affirmation d’une nécessaire ordination de la liberté à la vérité, et du choix majoritaire aux valeurs pérennes exprimant l’objectivité du Bien.

  • démocratie
  • catholicisme
  • loi naturelle
  • traditionalisme
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